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Les activités



Samedi 27 janvier, jour de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité, Janson accueillait Pierre Schillio, 88 ans, pour une conférence-témoignage destinée aux élèves du collège et du lycée. Avec lui, Jean Samuel, 17 ans en juillet 1944. Il fabriquait des faux papiers.
Deuxième temps de cette matinée : l'hommage rendu dans la galerie du 106 devant la plaque commémorant l'arrestation et la déportation de 20 élèves entre 1942 et 1944. Un discours indispensable d'Alexandre Bande, professeur d'Histoire en CPGE.

Le compte rendu, le texte d'Alexandre Bande, et l'album photo de cette matinée.


Pour cette deuxième édition, les enseignants membres du groupe Histoire et Patrimoine ont concocté pour vous une formule originale alliant visite de lieux historiques du lycée et lecture de textes choisis, par les élèves de l'atelier théâtre. Familles, parents d'élèves de 6ème, 3ème ou 2nde, vous êtes les bienvenus !
Un seul impératif : s'inscrire.



Robert Maloubier nous a quittés en 2015. Il avait 92 ans. Homme engagé par excellence, homme de caractère, fidèle en amitié, intrépide et facétieux, Bob Maloubier avait la simplicité des grands hommes, des grands serviteurs de la Nation.
Héros de guerre et légende des services secrets, un colloque organisé par la Fédération nationale Libre résistance lui sera consacré le 26 janvier prochain à l’Ecole Militaire à l’occasion de la sortie de son tout dernier livre, « Orlywood ou la saga d’Orly Airport ».

L'assemblée générale de l'AEJS 2017 s'est tenue le 5 octobre en salle des portraits. L'occasion pour Patrick Sorin, proviseur du lycée Janson de Sailly, de faire le point sur la vie de la première cité scolaire de France. L'occasion aussi pour Christophe Stalla-Bourdillon de dresser le bilan d'un quinquennat à la présidence de l'association, et d'accueillir trois nouveaux membres au sein du conseil d'administration. L'occasion, enfin, de retrouvailles chaleureuses entre membres et nouveaux adhérents, toutes générations confondues.


Lennart Meri


Le président de la République d’Estonie, de 1992 à 2001, Lennart Meri, est mort des suites d’une maladie cérébrale, mardi 14 mars, à Tallinn. Il a été le premier président de l’Etat balte après la restauration de l’indépendance en 1991. Il était âgé de 76 ans.

 

Durant cette décennie décisive, cet écrivain et cinéaste polyglotte a été le plus brillant avocat de son pays aux quatre coins du monde, se battant sans relâche pour la cause balte, mais fustigeant également les politiciens estoniens quand ceux-ci se laissaient aller à des dérives affairistes.

 

A ce titre, Lennart Meri a sans aucun doute été l’un des responsables baltes les plus atypiques de son époque, et sûrement l’un des plus marquants. Loin de la cohorte des anciens apparatchiks de l’époque soviétique ou des jeunes loups ultralibéraux qui se sont partagé le pouvoir dans les pays baltes depuis l’effondrement de l’URSS, Lennart Meri a été décrit comme "un gentleman européen de la vieille école" dont la noblesse pouvait même un peu écraser ses compatriotes. Cette distance, il la devait à la fois à son éducation et à son parcours.

 

Né à Tallinn le 29 mars 1929, fils d’un diplomate traducteur de Shakespeare, Lennart Meri a passé sa jeunesse durant l’entre-deux-guerres dans différentes capitales européennes, enchaînant les écoles et les langues, de Berlin à Paris où il fréquenta le lycée Janson-de-Sailly. Changement brutal en 1941 lorsque sa famille est déportée en Sibérie. Agé d’à peine 12 ans, Lennart Meri se retrouve notamment bûcheron. Après quatre ans de goulag, il rejoint l’Estonie et sort diplômé d’histoire et de langues de l’université de Tartu, mais interdit d’exercer son métier d’historien, il se consacre au théâtre. Il va trouver sa vocation au cours de voyages dans les confins orientaux de l’Union soviétique dont il ramènera des livres et des documentaires qui contribueront à sa popularité.

 

UN ENFANT DE LA BBC

 

D’une curiosité insatiable, Lennart Meri est aussi un enfant des programmes de la BBC en ondes courtes. Il a souvent raconté que durant toute l’époque soviétique il était parfaitement informé des remous du monde au-delà du rideau de fer et avait appris à cataloguer les nouvelles selon qu’elles pouvaient ou non contribuer à l’affaissement de l’URSS. Ainsi a-t-il avoué s’être réjoui de l’invasion de l’Afghanistan en 1979, pressentant les difficultés qu’y rencontreraient les Soviétiques.

 

A la fin des années 1980, Lennart Meri s’engage en politique, fonde l’Institut estonien en 1988 pour nouer des liens avec l’Ouest et devient l’un des membres fondateurs du Front populaire qui entraînera le pays vers l’indépendance.

 

Lors de la création du premier gouvernement non communiste en 1990, il devient ministre des affaires étrangères. Il doit tout inventer, tout créer. Ambassadeur en Finlande durant quelques mois, Lennart Meri est élu en 1992 président de la République d’Estonie. Gros fumeur et petit mangeur, ce bourreau de travail qui épuisait ses collaborateurs a mis toute son énergie à intégrer l’Union européenne et l’OTAN afin d’assurer la sécurité de son pays.

 

Olivier Truc

 

source : Le Monde du 16 mars 2006 http://www.lemonde.fr/web/article/0...


 
 



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