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Les activités




Après avoir signé plusieurs biographies consacrées à Yves Saint-Laurent, Marie-Laure de Noailles, après avoir fait parler de leur plus bel âge de grands octogénaires affranchis, consacré un livre à la maison Lancel, Laurence Benaïm a voulu, très naturellement, remettre dans les projecteurs et rendre hommage à son tour à Jean-Michel Frank, grand décorateur et créateur des années folles, injustement oublié.

Vendredi 31 mars 2017, 4h30 du matin. La fine fleur de l’AEJS et l’état-major de la cité scolaire Janson de Sailly retrouvent au pied de la tour de Rungis, mauve dans la nuit noire, Francis Lefèvre, secrétaire général de la Semmaris, membre du conseil d’administration de l’AEJS, pour une visite VIP qui, en près de quatre heures, leur permettra de découvrir les entrailles du plus grand marché de produits frais au monde.

Le mardi 28 mars, à moins d'un mois du 1er tour de l'élection présidentielle 2017, l'AEJS réunissait une soixantaine de membres et amis autour de Nicolas Beytout, président fondateur et directeur de la rédaction du journal l'Opinion dans les salons du prestigieux Yacht club de France. Fin connaisseur de la vie politique et du monde économique, journaliste indépendant et avisé, Nicolas Beytout a notamment décrit et expliqué de façon passionnante la révolution du paysage de l'information (supports, attentes, contenus...), le bouleversement de l'économie de la presse et les conséquences des nouveaux modes de consommation sur la qualité d'une information de plus en plus fragile, de moins en moins vérifiée et mise en perspective.
Les temps forts, en images, en cliquant sur le lien ci-dessous.

Samedi 11 mars 2017, 25 jeunes grognards de l'AEJS et assimilés se retrouvaient sous le soleil de Courbevoie pour un voyage inédit à travers l'Europe, à travers le temps.
Installé 12 bis rue Saint-Guillaume depuis 1929 dans un charmant hôtel particulier loué par les officiers du régiment cosaque de la garde impériale pour se retrouver et abriter objets d'art, reliques, souvenirs et tableaux préservés depuis leur origine en 1775 mais menacés par la révolution russe de 1917, ce musée privé constitue une leçon d'histoire vivante, haute en couleurs, grandeur nature.
Une visite lumineuse de deux heures que nous avons eu le privilège d'effectuer, accompagnés par Gérard Gorokhoff.


Lennart Meri


Le président de la République d’Estonie, de 1992 à 2001, Lennart Meri, est mort des suites d’une maladie cérébrale, mardi 14 mars, à Tallinn. Il a été le premier président de l’Etat balte après la restauration de l’indépendance en 1991. Il était âgé de 76 ans.

 

Durant cette décennie décisive, cet écrivain et cinéaste polyglotte a été le plus brillant avocat de son pays aux quatre coins du monde, se battant sans relâche pour la cause balte, mais fustigeant également les politiciens estoniens quand ceux-ci se laissaient aller à des dérives affairistes.

 

A ce titre, Lennart Meri a sans aucun doute été l’un des responsables baltes les plus atypiques de son époque, et sûrement l’un des plus marquants. Loin de la cohorte des anciens apparatchiks de l’époque soviétique ou des jeunes loups ultralibéraux qui se sont partagé le pouvoir dans les pays baltes depuis l’effondrement de l’URSS, Lennart Meri a été décrit comme "un gentleman européen de la vieille école" dont la noblesse pouvait même un peu écraser ses compatriotes. Cette distance, il la devait à la fois à son éducation et à son parcours.

 

Né à Tallinn le 29 mars 1929, fils d’un diplomate traducteur de Shakespeare, Lennart Meri a passé sa jeunesse durant l’entre-deux-guerres dans différentes capitales européennes, enchaînant les écoles et les langues, de Berlin à Paris où il fréquenta le lycée Janson-de-Sailly. Changement brutal en 1941 lorsque sa famille est déportée en Sibérie. Agé d’à peine 12 ans, Lennart Meri se retrouve notamment bûcheron. Après quatre ans de goulag, il rejoint l’Estonie et sort diplômé d’histoire et de langues de l’université de Tartu, mais interdit d’exercer son métier d’historien, il se consacre au théâtre. Il va trouver sa vocation au cours de voyages dans les confins orientaux de l’Union soviétique dont il ramènera des livres et des documentaires qui contribueront à sa popularité.

 

UN ENFANT DE LA BBC

 

D’une curiosité insatiable, Lennart Meri est aussi un enfant des programmes de la BBC en ondes courtes. Il a souvent raconté que durant toute l’époque soviétique il était parfaitement informé des remous du monde au-delà du rideau de fer et avait appris à cataloguer les nouvelles selon qu’elles pouvaient ou non contribuer à l’affaissement de l’URSS. Ainsi a-t-il avoué s’être réjoui de l’invasion de l’Afghanistan en 1979, pressentant les difficultés qu’y rencontreraient les Soviétiques.

 

A la fin des années 1980, Lennart Meri s’engage en politique, fonde l’Institut estonien en 1988 pour nouer des liens avec l’Ouest et devient l’un des membres fondateurs du Front populaire qui entraînera le pays vers l’indépendance.

 

Lors de la création du premier gouvernement non communiste en 1990, il devient ministre des affaires étrangères. Il doit tout inventer, tout créer. Ambassadeur en Finlande durant quelques mois, Lennart Meri est élu en 1992 président de la République d’Estonie. Gros fumeur et petit mangeur, ce bourreau de travail qui épuisait ses collaborateurs a mis toute son énergie à intégrer l’Union européenne et l’OTAN afin d’assurer la sécurité de son pays.

 

Olivier Truc

 

source : Le Monde du 16 mars 2006 http://www.lemonde.fr/web/article/0...


 
 



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